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Jamais deux sans trois, ou après la pluie, la pluie?

15 septembre 2011

Le mariage de nos amis à La Baie, au Saguenay, nous donnait l’occasion de visiter cette belle région. Tant qu’à faire huit heures de route, aussi bien vivre le Saguenay pour la peine. Pour des amateurs de plein air, l’évidence s’est rapidement manifestée : le sentier du fjord, dans le Parc national du Fjord-du-Saguenay.

Trois jours de randonnée, deux nuits en plein nature, sur le bord du majestueux cours d’eau bordé de falaises portant l’histoire de la région. Les dernières vacances de l’été promettaient d’être le séjour de ressourcement par excellence.

Vous vous doutez que ce ne fût pas tout à fait le cas… Si vous êtes comme nous, quelques jours avant le grand départ, vous commencez à consulter la météo, même si les probabilités qu’elle change vingt fois entre temps sont très grandes. Au début, vous vous montrez positif en vous disant qu’il est fort probable que les conditions annoncées changeront. Plus le temps passe, plus votre positivisme diminue. Les prévisions nous annonçaient quatre jours de pluie.

Nous sommes arrivés à La Baie sous un beau soleil. Le fjord, il est magnifique. Pour une demoiselle de la Gaspésie en grand manque d’air salin, c’est une bénédiction.  Nous avons eu droit à une touchante cérémonie de mariage sur fond de ciel bleu et de brise marine. Tout négativisme météorologique s’était effacé de nos esprits.

Le fjord du Saguenay à la hauteur de La Baie

Après une nuit relativement courte, nous avons sonné le départ vers Sacré-Cœur, qui se trouve à environ deux heures de route de La Baie. Le ciel se couvre à mesure que nous approchons. Le « frais » s’installe, la pluie s’intensifie et l’orage se profile.

C’est à ce moment que vous devez savoir que nous partions en randonnée-camping, c’est-à-dire qu‘il nous faudrait dormir dans une tente, sous la pluie, à une température frôlant le point de congélation. Nous sommes bien équipés, nous aimons le plein air, mais à ce point-ci, je dirais que nous ne sommes pas si téméraires.

Première escale, nous nous arrêtons au Centre de découverte pour modifier notre réservation. La chance nous sourit; il reste quelques places en refuge. Nous en profitons pour modifier un peu notre itinéraire de sorte que nous n’avons que trois kilomètres à faire le premier jour. Nous avons eu recours au service de navette offert par la Ferme 5 étoiles, qui a conduit notre voiture jusqu’à Tadoussac où elle nous attendait à la fin du sentier.

Nous prenons donc notre départ à l’Anse-de-Roche. Sous la pluie, les trois kilomètres nous séparant du refuge nous ont semblé quelque peu difficiles. Il faut dire que nous n’étions pas au sommet de notre forme et qu’une bonne nuit de sommeil s’imposait.

Nous avons été agréablement surpris par les refuges, auxquels je donne certainement 5 étoiles! Les refuges comptent six chambres équipées de deux lits simples, des tables et des chaises pour tous les occupants, un poêle à bois, deux lavabos (sans eau courante) et une toilette sèche, qui est située plutôt loin du premier refuge, mais c’est un moindre mal. Il y a un point d’eau (non potable) à proximité. Ces refuges sont installés à flanc de falaise où la vue du fjord est phénoménale. Si seulement, on avait pu en profiter un peu…

La vue de l'un des refuges sur le sentier du fjord

Sur une note plus positive, nous avons adoré l’expérience des refuges communs. Nous avons rencontré une famille des plus intéressantes (je suis toujours ravie de voir des ados qui aiment le plein air), des amoureux québécois/français qui se sont rencontrés à Londres, en Angleterre, et deux Françaises qui se sont rencontrées au Québec! Les refuges donnent lieu à des échanges passionnés et à de belles rencontres.

Deuxième jour de randonnée, encore de la pluie. Le mauvais temps ne nous empêche jamais de faire nos activités, mais il joue sur le moral. C’est un peu dommage d’avoir hâte d’arriver à destination alors que nous aurions dû prendre tout notre temps pour admirer le paysage, que nous n’avons pas vu de toute la journée. Quatorze kilomètres dans la pluie et le brouillard augmentent la difficulté du sentier. Nos bâtons de marche se sont avérés indispensables.

Le brouillard sur le fjord

Le deuxième refuge était similaire au premier. Nous avons profité du calme et de la présence de seulement deux autres personnes pour se mettre au lit tôt. Deux jours sans accès à Internet nous laissaient espérer entrevoir le soleil le lendemain!

Finalement, jamais deux sans trois et après la pluie, la pluie. Nous avons fait les douze derniers kilomètres dans des ruisseaux, rien
de moins. La dernière partie du sentier est une descente assez abrupte que nous avons trouvée particulièrement difficile dans l’eau et la boue. Nous sommes des randonneurs relativement aguerris, mais nous avons tout de même mis près de six heures pour parvenir au fil d’arrivée.

Au milieu de la descente dans le brouillard

Nous avons débouché sur Tadoussac empreints d’émotions mitigées. Fiers d’avoir accompli ce défi physique et frustrés de ne pas avoir vu le fjord en trois jours.

Nous nous sommes engagés sur le chemin du retour en nous arrêtant à Baie-St-Paul pour une bonne bière au Saint-Pub de la MicroBrasserie Charlevoix. Mention spéciale à la rousse, que j’ai descendue sans trop de difficulté après notre périple en forêt!

Les détails techniques dans le prochain blog!

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